Vendredi 4 mars 2011 5 04 /03 /Mars /2011 08:45

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La matinée était un peu plus glaciale que d’habitude, lorsqu’Amagai sortit de sa voiture. Il resserra sa veste autour de lui. La météo avait prévu une chute brutale des températures et il était stupéfait qu’en ce début septembre, les jours ressemblent déjà à ceux de novembre. L’homme remonta l’allée de la maison de Kurosaki… et un petit sourire ironique flotta sur ses lèvres. Il avait mis beaucoup de temps, mais, il arrivait lentement au bout de ses peines !

 

°°0°0°°

 

Shinji n’en revenait pas… Il était coincé par Byakuya au campus. Il ouvrait la bouche pour la refermer sous le choc.

 

« Je te demande de me laisser… Grogna le blond.

—     Je ne fais rien pour te retenir… » Sourit le noble.

 

Shinji plissa les yeux et contourna Kuchiki suspicieux. Depuis quand Byakuya était aussi incisif ? Depuis quand le piégeait-il ? Byakuya eut un petit sourire en coin et chuchota.

 

« Aurais-tu peur Hirako-sensei ?

—     De toi ? Demanda Shinji narquois.

—     Hai… » Répondit doucement Byakuya.

 

Son regard s’adoucit en voyant les réticences désespérées du chercheur pour lui résister. L’attitude défensive qu’il arborait toujours lorsqu’ils se rencontraient, le blessait, mais, il n’abandonnerait pas pour autant.  Il connaissait très bien, bien plus que lui-même apparemment.

 

« Ne t’avise pas de me pousser à bout… j’pourrai oublier que t’es issu de la famille royale ! » Gronda le blond qui ressemblait plus à un chat sauvage près à bondir toutes griffes dehors.

 

Avant qu’il ne puisse protester, Shinji se retrouva agrafé contre le mur. Byakuya étaient trop proches de lui et son cerveau émis un signal d’alarme. Il tenta de repousser le noble, mais, il avait la vague impression de se trouver face à un roc.  

 

« Tu pourras te débattre autant que tu le souhaites, je ne te laisserai à personne, et je ne te laisserai plus t’éloigner…

—     T’es malade ? Pousse-toi… immédiatement ! Siffla Shinji.

—     Si je te répondais non… Que ferais-tu ? Tu appellerais ton amant imaginaire ? » Répondit calmement Byakuya.

—     Imaginaire ? » Fit Shinji en haussa les sourcils de surprise.

—     Je te fais suivre et personne ne t’accompagne jamais. Tu es seul la plupart du temps… Au fait… je ne savais pas qu’un professeur d’université comme toi pouvait se payer une maison pareille… Tu as gagné un gros lot ?

—     Si c’était le cas… en quoi cela te concernerait-il ?

—     C’est vrai, tu mènes ta vie comme tu l’entends… Mais, ne me ment pas ! Tu n’as personne…

—     J’ai quelqu’un dans ma vie… »

 

L’expression de Shinji était très sérieuse. Cela troubla Byakuya qui était persuadé du contraire. En désespoir de cause, il demanda sombrement.

 

« Son nom ? »

 

Shinji ouvrit la bouche et aucun son ne sortit. Byakuya haussa un sourcil en constatant le mutisme dans lequel s’enfermait le blond. Le noble s’apercevait du malaise profond de Shinji et cela le déconcertait. Il ne connaissait pas de faiblesses à Hirako. Que s’était passé au cours de toutes ses années loin de lui ? Byakuya se recula laissant libre le chercheur qui fronçait les sourcils. Ce dernier sursauta quand son portable sonna au même instant.

 

Le cœur battant, Hirako décrocha et entendit la voix d’Ichigo.

 

« Tu veux manger avec moi ce midi ? » Demanda apparemment joyeux le musicien.

—     Tu es libre ? S’étonna le professeur.

—     Cela ne va pas Shinji ? » S’alarma Ichigo en entendant la voix incertaine de sa moitié.

—     Si, tout va bien… et je serai ravi de manger avec toi… » Se reprit Shinji en s’éloignant du noble.

—     Ok, je vais venir te chercher… J’ai découvert un petit restau où nous ne seront pas déranger… et pas trop loin de l’université…

—     Je te rejoins devant…

—     Je me stationnerais non loin de ton département…

—     Ok, à tout à l’heure. »

 

Shinji continua son chemin sans un regard en arrière.

 

°°0°0°°

 

Jiruga s’observa dans le miroir en pied se trouvant dans son bureau. Mizuhiro prit une brosse et épousseta son patron. Il n’avait aucun geste d’obséquiosité dans sa manière d’être. De toute façon, il ne l’était pas et ça, Nnoitra-san en était parfaitement conscient depuis un an qu’il était à son service.

 

Après un dernier soupir, il remonta son nœud de cravate et se tourna vers Kojima qui approuva d’un hochement de tête.

 

« Je pense que vous les impressionnerai Nnoitra-san…

—     C’est le but ! »

 

Contournant son employé, Jiruga attrapa ses dossiers et traversa les couloirs qui aboutiraient à la salle de réunion principale. Il allait pouvoir se venger de son père et le mettre dehors de sa propre industrie et en limiterait ses actions. Il avait tout planifié depuis si longtemps, qu’il dut se calmer avant de rentrer dans la pièce. Même si Ichigo ne reviendrai plus vers lui… qu’importe ce que l’avenir lui réservait… Il allait enfin avoir sa vengeance… Et rien que pour cela, il aurait donné tout l’or du monde.

 

°°0°0°°

 

Les yeux de Kukkaku balayaient les nuages qui se bousculaient dans le ciel de ses premiers jours de septembre. Elle s’était levée comme elle avait pu de son lit en évitant de réveiller Sosuke. Elle avait eu une fausse alerte la nuit précédente et l’avocat n’avait pas pu dormir, stressé par l’arrivé du bébé à venir. Kukkaku elle ne s’était jamais sentie aussi sereine. Enfin, elle allait accoucher, ce n’était plus qu’une question d’heures à présent.

 

Sans bruit, elle sortit de la chambre pour descendre à la cuisine. Elle se sentait très bizarre à vrai dire. Contrairement aux autres jours, elle qui dévorait n’avait pas faim. Juste cette espèce de malaise, avec une conscience aiguë de ce qui l’entourait. Malade sans vraiment l’être. Elle avait l’impression qu’elle pouvait courir un cent mètre, tellement ses jambes fourmillaient d’impatience, tout en étant incapable de le faire.

 

À cet instant précis, elle se serait bien prise une cigarette pour calmer cette impatience qui n’avait rien à voir avec une éventuelle crise de nerfs. Inconsciemment, elle fit le tour de sa maison et vérifia que tout était en place. Ses doigts parcouraient les surfaces pour voir si un éventuel grain de poussière avait réussi à s’insinuer durant la nuit sur un meuble.

 

Sosuke avait cru devenir fou la veille en voyant sa femme vouloir faire les fenêtres et monter sur un escarbot. Puis monter sur une chaise pour faire les toiles d’araignée qui se situait plutôt dans la tête de la jeune femme selon ses dires. Elle avait fait la cuisine presque toute l’après-midi et Aizen avait été obligée de goûter à tout sous peine de voir Kukkaku s’énerver.

 

Kukkaku posa une main sur son ventre. Quelque chose la dérangeait sans vraiment savoir de quoi il s’agissait. Elle prépara un café corsé pour son mari. Il devrait affronter encore une dure journée en sa compagnie. Quelque part, elle était amusée de voir les efforts de mari-modèle qu’il essayait de s’imposer.

 

Sa relation avec l’avocat n’avait jamais été aussi sereine et tendre. Sosuke avait révélé des qualités insoupçonnées. Tout à coup, la jeune femme posa ses mains sur son ventre. Quelque chose venait de se déchirer et elle baisa les yeux stupéfaite sur le sol. Elle venait de perdre les eaux. L’angoisse l’étreignit, comme si cette perte était le bouchon qui libérait tout son stress. Elle voulut parler, mais, sa voix lui fit défaut…  Pousser par son instinct, elle respira et chanta à plein poumon pour avertir sa moitié qu’il était l’heure pour eux de débuter une vie de famille.

 

°°0°0°°

 

Byakuya suivit Shinji de très loin. Il se traita d’imbécile de tourner ainsi autour du chercheur qui semblait vivre une vie heureuse. Mais, c'était plus fort que lui. Le noble voulait connaître l’homme avec qui Shinji partageait sa vie. Un bruit assourdissant de moto se fit entendre et une grosse cylindrée passa devant lui à pleine vitesse pour s’arrêter dans un demi-cercle devant Shinji.

 

Le conducteur descendit de son véhicule et sortit un casque qu’il tendit au chercheur. Le motard tout de cuir vêtu s’installa à nouveau sur son bolide et Shinji se glissa à l’arrière. Le démarrage ne se fit pas en douceur, mais, Hirako ne semblait pas troublé par la conduite du conducteur.  

 

Byakuya resta un instant figé devant le spectacle qu’il venait de voir. Son rival devait un tout petit peu plus grand que lui. Visiblement un sportif vu la silhouette taillée en V. Quel visage pouvait se cacher derrière se casque intégral. La curiosité de Byakuya s’en trouvait attisée. Quel genre d’homme avait succombé son ancien amant ?

 

°°0°0°°

 

« Sommes-nous tous d’accord ? Demanda une voix d’un des actionnaires principales.

—     Vous n’avez aucun droit ! » Hurla Matsuta en se levant de son siège furieux.

—     Nous avons tous les droits, Nnoitra-san… » Répondit calmement Jiruga. « Cette réunion ce matin avait pour but de nommer le nouveau président des industries Gikan Giichi. Et c’est ce que nous venons de faire.

—     Toi ! » Hurla son père. « Tu avais tout calculé… n’est-ce pas !

—     Bien sûr ! » Répondit l’homme de presque vingt-neuf ans. « C’est toi qui m’as appris les ficelles du métier, ne l’oublie pas… Papa ! » Ironisa Jiruga.

—     Je t’interdis de me dépouiller ! Ce n’…

—     Monsieur Nnoitra Matsuta, » déclara calmement Jiruga qui savourait chacune des paroles qui prononçait. « J'ai le regret de vous apprendre que vous ne faites plus partie des effectifs à partir de ce jour. Vous disposez d’une rente qui vous sera versée pour les services rendus. Je suis maintenant, le seul dirigeant de l’industrie familiale Gikan Giichi. Aucun des soutiens que vous pourriez trouver, même auprès de la famille Kyouraku ne pourra valoir ceux que j’ai acquis auprès de la famille Kasumioji.

—     Pardon ? S’exclama Matsuta atterré.

—     Vous avez bien entendu. Maintenant… Nous allons finaliser cette réunion, mais, elle se fera sans vous.  » Continua Jiruga en posant ses bras sur la table dans une attitude décontractée. « Vous comprendrez que le caractère confidentiel des données qui vont être révélé ne peut être en aucun cas, divulgué à une personne ne faisant plus partie du conseil d’administration.

—     Il est hors de question que je me fasse chasser par mon fils ! »

 

Les deux hommes se regardèrent droit dans les yeux. Le visage de Matsuta était déformé par la rage. Chacun dans la pièce avait suspendu son souffle. L’attitude de Jiruga demeurait impassible. Nnoitra-san rejeta son siège violemment derrière lui et voulu s’approcher de son fils pour le raisonner et lui donner la raclée qu’il n’avait pas reçue, mais, la porte double battante de la salle de réunion s’ouvrit et des hommes faisant partie du personnel de sécurité fit irruption interpellé par un employé qui avait ordre des premiers cris de Matsuta de les faire intervenir.  L’homme se débattit comme un beau diable, mais, il fut prestement ceinturé.

 

Matsuta hurla.

 

« Tu ne l’emporteras pas au paradis…

—     Tu m’as fait vivre l’enfer… alors s’ils s’existent… qu’importe l’enfer ou le paradis… tu ne peux plus intervenir dans ma vie à présent.

—     Espèce de sale enfoiré de pédé !

—     Bi… serait plus juste. » Répondit sereinement Jiruga qui se tourna brutalement en fronçant les sourcils vers le comité et demanda sombrement. « Cela vous pose un quelconque problème ? 

—     Euh… non… »

 

Tous les hommes présents se regardèrent et visiblement aucun n’avait quoique ce soit à dire sur cet état de fait. Ils étaient tous tétanisés face à la violence de Matsuta et au flegmatisme de son fils. Jiruga se leva et suivit les gardes du corps. Tous étaient figés se demandant ce qu’allait faire le nouveau jeune directeur général des industries Gikan Giichi.

 

Jiruga arrivé à la porte, rencontra le regard fou de son père qui se débattait encore. Il lui adressa un petit sourire et une légère grimace. Le nouveau directeur fit un petit V de victoire et fit du bout des lèvres, « j’ai gagné !  ». Jiruga ferma la porte double battante, toujours souriant. Enfin sa vie reprendrait un cours normal. Il se tourna vers les actionnaires et cette fois-ci, ses traits étaient graves.  Lui donnant une stature de leader incontestable.

 

°°0°0°°

 

Sosuke faisait les cent pas dans la salle d’attente. Ses manches de chemise étaient remontées, ses cheveux en bataille à force de les avoir remontés, et un tic nerveux s’était fixé au coin de sa bouche. Il fut bientôt rejoint par Ganju et sa belle famille, suivit de peu par sa propre famille. Leurs conversations l’agaçaient et bientôt le silence plana dans la salle d’attente, tellement le regard de l’avocat était meurtrier. L’homme se rongeait les ongles et il était presque arrivé au sang. Bon sang, il préférait affronter une cours, et défendre le pire des criminels plutôt que de se trouver dans cette salle à attendre. Des complications étaient intervenues et une césarienne allait être pratiquée.

 

L’homme posa son front contre la vitre fraîche de la salle d’attente. Une main se posa sur son épaule, ce qui fit sursauter Aizen, mais, aussi tous les membres de la famille présents et autres pères se trouvant dans la même pièce et qui aurait voulu être ailleurs mais, qui n’osait faire un geste de peur d’attirer l’attention de Sosuke. Tous fixaient l’inconscient qui témoignait de l’amitié à cet homme sortit tout droit de l’enfer à cet instant-là.

 

Une infirmière passa sa tête et demanda.

 

« Aizen Sosuke ?

—     C’est moi… » Répondit l’avocat en s’approchant inquiet.

—     Veuillez me suivre s’il vous plaît…

—     Ma femme va bien ? Demanda Sosuke soucieux.

—     Oui, elle se porte bien, quoiqu’un peu sonné par la péridurale. Actuellement vous ne pouvez pas la voir, car les médecins non pas encore finit avec elle. Vous pourrez lui présenter le bébé d’ici quelques minutes… »

 

Sosuke suivit l’infirmière qui le fit entrer dans une petite pièce, se trouvant à côté de la salle d’opération. Une autre infirmière se tourna vers lui avec un petit paquet dans les bras. Sosuke s’approcha lentement presque avec révérence. L’homme voyait à présent un bébé non déformé par un accouchement classique. Il le trouva beau. Aizen savait qu’il ne s’agissait pas de son fils biologique, pourtant… dans son cœur, il en occupait toute la place.

 

La voix de l’infirmière continua alors que lui était plongé dans la contemplation du magnifique enfant qu’on lui laissait dans les bras. Il était émerveillé. Il n’y était pour rien mais, son cœur lui disait déjà combien il l’aimerait. Après tout, le père d’un enfant était celui qui l’élevait… celui qui serait à ses côtés les jours de beaux temps et les jours de pluie et se serait lui qui serait présent dans ses moments là.

 

Sosuke souffla.

 

« Mon fils… Aizen Hiroo ! »

 

Les deux infirmières eurent un sourire de connivence. Un petit quart d’heure plus tard, Sosuke rejoignit Kukkaku qui avait quelque mal à le fixer, désorientée. Le nouveau père de famille s’assit à côté de sa femme et lui présenta leur enfant. Kukkaku sourit et avança une main un peu tremblante sur l’enfant tout chauve. Du bout des doigts, elle caressa une des joues avec le revers d’une de ses phalanges, lentement. Avec tendresse. Le couple se releva la tête en même temps pour s’observer. Un profond courant d’amour passa entre eux, balayant toutes les interrogations, doutes, pleurs. Leur avenir leur semblait plein de promesses. Cet enfant scellait leur amour qui ne cessait de grandir depuis quelque mois.

 

°°0°0°°

 

Byakuya avait enfin réussi à obtenir le nom et le prénom de l’amant d’Hirako. Il s’appelait Ichigo Kurosaki. Son détective avait essayé de prendre des photos de l’homme, mais, apparemment ce dernier se cachait la plupart du temps.  Il lui était impossible de prendre un cliché soi-disant. Cela agaçait le noble. Comment pouvait-on se soustraire à l’œil exercer du meilleur détective du Japon? Cet homme ne semblait pas avoir de travail. Enfin si… apparemment, c’était un bibliothécaire !

 

À cette idée, Kuchiki se demanda ce qui pouvait bien retenir l’attention de Shinji ! Soit… il avait peut-être un attrait physique, vu la silhouette moulée dans le cuir qu’il avait aperçu… nombre de femmes ou d’hommes l’auraient pris en quatre heures, et même lui… Mais, son problème résidait chez un petit blond irascible et caractériel qui lui avait volé son cœur dans un bac à sable quelques décennies en arrière !

 

Décidé à en savoir plus, Byakuya avait décidé de rendre visite à son ami Kyouraku. Après tout, leurs familles étaient cousines et il semblait que son homme travaille dans sa maison de disques. Il réussirait là où son détective avait échoué. Après tout Kyouraku lui devait bien cela…

 

Une bonne heure plus tard, habillé d’un simple pantalon en toile, d’une chemise à fine rayure, et d’une veste en tweed, Byakuya franchit le seuil de la maison de disques. Il se présenta courtoisement à l’accueil et on lui signifia qu’il était attendu au dernier étage par Kyouraku Shunsui.

 

C’est avec un grand intérêt que ce dernier dévisagea son cousin, qui avait jusqu’ici refuser de visiter les locaux trop populaires habituellement pour lui.

 

« Je peux savoir ce qui t’amène ? Interrogea Shunsui visiblement curieux.

—     Tu m’as proposé de visiter ta maison de disques… je suis venu…

—     Bien sûr ! Comme ça brutalement… laisse-moi rire ! qu’est ce qui t’as poussé à vouloir venir me rendre visite et soit honnête pour une fois !

—     Kurosaki Ichigo ! »

 

Les yeux de Shunsui s’ouvrirent en grand sous la surprise.

 

«  Ne me dit pas que… Comment as-tu pu connaître son vrai nom ? Demanda Shunsui soupçonneux.

—     J’ai fait mon enquête et j’ai eu beaucoup de mal à obtenir cette maigre information…

—     Maigre information ? » repris Shunsui stupéfait. « Attends ! Combien de personne au Japon savent qu’Ichigo Kurosaki est Shiro ?

—     Shiro ? » Repris Byakuya qui tentait de masquer sa surprise.

 

Il ne voyait absolument pas de quoi lui parlait l’homme en face de lui. Shunsui ne s’aperçut pas de son trouble. Son visage s’était éclairé visiblement ravi qu’on aborde un sujet qu’il semblait particulièrement apprécié.

 

« Tu veux le rencontrer ? Proposa son cousin.

—     Si tu me le proposes…

—     Si j’avais su que tu étais fan de ce genre de musique, je te l’aurai fait rencontrer plus tôt. D’ailleurs, une soirée va être organisé pas plus tard que demain avec lui et son groupe. Allez viens suis-moi !

—     Kyouraku-san ! » S’exclama Lisa en le voyant quitter son poste pour échapper encore une fois au travail.

—     Ah Lisa… je vais faire rencontrer Shiro à mon cousin…

—     Vous devriez travailler un peu plus et donner l’exemple ! » Marmonna la brune.

 

Byakuya observa autour de lui avec beaucoup de curiosité. Il rencontra des hommes et des femmes en costumes, en kimono traditionnel, à moitié déguenillé, avec des crêtes sur le dessus de la tête et outrageusement maquillé. La plupart de ceux-là avait une tête à faire peur et était moche, selon les critères du noble. Quelques personnes paraissaient normales et il eut le plaisir de rencontrer quelques personnalités de la Jpop et Jrock très connue.

 

Ils franchirent le pas d’un studio et Byakuya vit un groupe de jeunes punks rencontrer comme un peu plus tôt dans les couloirs. Le noble déglutit… si Kurosaki faisait partit d’un des types se trouvant dans la pièce, il se demandait quel accident avait provoqué un traumatisme qui rendait son ex si désespéré. Il comprenait mieux sa fébrilité soudainement. Mais à sa surprise, kyouraku demanda surpris.

 

« Shiro n’est pas avec vous ?

—     Non, il est partit se chercher un café.

—     Présent ! » Fit une voix grave mélodieuse derrière eux.

 

Byakuya se retourna et là, il croisa un regard intense aux pupilles jaunes. De longs cheveux blancs tombaient jusqu’à la taille. Sa beauté le stupéfia. Elle n’était pas classique. Le magnétisme qu’il dégageait le prit à la gorge. Pourtant, l’homme ne s’attarda pas sur lui et continua son chemin avec indifférence pour récupérer une basse.

 

« Oh… Shiro… je suis content de te voir… Je voulais te présenter un de mes cousins qui est un de tes grands fans. »

 

Surpris le musicien se tourna en haussant un sourcil. Il le détailla et Byakuya eut la sincère impression de passer au microscope. Il était visiblement surpris. Le bassiste lui adressa finalement un sourire chaleureux et le salua pour ensuite se tourner vers le groupe présent. Il paraissait un anachronisme parmi eux. Visiblement plus âgé et plus calme que les autres musiciens, il prodiguait des conseils au groupe.

 

« Ah… c’est toujours un plaisir pour moi de voir un concert donné par Shiro. Souffla Kyouraku rêveur.

—     On te croirait amoureux ! » Ironisa Byakuya, toujours incapable de détacher ses yeux de ses longs cheveux blancs qui se balançait au rythme de ses mouvements félins.

—     Peut-être ! » Répondit Shunsui en plaisantant.

 

L’attention de Byakuya fut attirée par son cousin qui lui désigna deux tabourets hauts d’où ils pourraient admirer le spectacle.

 

« Ce n’est pas le groupe initiale de Shiro comme tu le sais… Disons que c’est un échange de collaboration entre groupe. Je ne voudrais pas que tu crois que Shiro quitte les SoulsTorn.

—     Oh… je ne m’inquiète pas du tout à ce sujet ! » Répondit simplement le noble.

 

Byakuya était prêt à se boucher les oreilles quand la musique démarrerait. Il savait très bien à quoi il allait être exposé mais, se dit que pour Shinji, il ferait l’effort au moins d’écouter les performances de son amant. Et quel amant ! Son regard ne cessait de parcourir le corps de Kurosaki et ne trouva strictement rien à jeter.

 

Tous les musiciens prirent place et La chanteuse du groupe se mit à faire quelques vocalises pour s’arrêter. Un silence prit place quelques secondes. Tous s’observèrent et la musique démarra brutalement. C’était un vrombissement, Shiro s’approcha du micro et se mit à chanter d’une voix grave presque sortit de l’outre-tombe. Le ton qu’il employait était presque rageur. La chanteuse prit le relais. Le bassiste se mit en retrait pour jouer, ses mains volaient sur les cordes, pour s’arrêter et reprendre au moment opportun. Le musicien se balançait d’avant et arrière.

 

La présence de Shiro étouffait celle des autres musiciens. Même la chanteuse avait du mal à faire illusion face à la rage de l’homme quand il prenait le micro. L’atmosphère dans le studio était lourde presque écrasante. Shiro posait son regard jaune perçant sur Byakuya et Shunsui.

 

Un frisson involontaire parcouru le noble. Il était envouté. La langue de Kurosaki se léchait ses lèvres maquillées de noir, montrant un piercing avec lequel il jouait parfois. Byakuya observait le musicien qui se produisait presque comme un fauve prit dans un piège. Ses déplacements souples et racés et son regard troublèrent au plus haut point le noble. Byakuya sursauta presque lorsque la chanson se termina tout aussi abruptement qu’elle avait commencé.

 

« Magnifique Shiro ! » S’exclama Shunsui « Et vous aussi les petits mais, je pense que vous avez encore du travail ! N’oubliez pas que c’est votre morceau et votre groupe. Shiro n’est pas là pour vous porter entièrement. Ce n’est pas son groupe et il travaille sur deux autres albums. Pourtant, il a tenu son rôle. Je vous laisse travaille et méditer là-dessus. Shiro… Toi, tu vas rentrer te reposer. Tu veux quelque chose avant de rentrer chez toi ?

—     Un café… j’en ai besoin ses derniers temps…

—     C’est Hirako-san qui t’épuise ? » Plaisanta Shunsui faisant sursauter Byakuya.

 

Le trio sortit de la pièce. Shiro ne parut pas ému. Il lança un regard en biais à Kyouraku et son invité.  Byakuya s’était placé légèrement en retrait pour mieux observer le bassiste maintenant qu’ils étaient dans le couloir. Ils arrivèrent devant la machine à café et le musicien introduit des pièces et taxa Shunsui. Voyant qu’il n’y avait visiblement pas de problème pour parler de sa sexualité, Shiro répondit

 

« Shinji ? Non… c’est plutôt lui qui devrait se plaindre. » Répondit sombrement Shiro. « Avec mes absences de ses derniers temps, je trouve qu’il a beaucoup de patience.

—     Ah… Il a la tête sur les épaules et il t’aime beaucoup… » Remarqua Shunsui.

 

Shiro attrapa son gobelet et se tourna vers Kyouraku visiblement heureux. Il avala son café sans vraiment faire attention, si le liquide était brûlant ou pas. En tout les cas, il ne paraissait pas ému. Ils discutèrent un petit quart d’heure et Byakuya est la surprise de découvrir que sous ses allures de bête fauve, Kurosaki était très aimable et possédait une conversation agréable. Il possédait aussi le sens de l’humour, supportant les taquineries de Shunsui et lui répondant de la même manière.

 

°°0°0°°

 

Gin observa sa montre attendant Ashito pour faire un détour au magasin de musique. Le musicien était exaspéré. Encore une fois, il s’était disputé avec Rangiku qui lui faisait de plus en plus de crise de nerfs. Il ne comprenait pas pourquoi, la rousse lui faisait autant d’histoire avec la chanteuse du groupe des SoulsTorn. Ils s’appréciaient beaucoup… c’était tout !

 

Bon… Emie était adorable avec ses grands yeux bleus, ses cheveux blonds comme les blés, son sourire craquant et son petit air mutin, sa silhouette divinement svelte. Un petit soupir passa les lèvres de Gin qui s’aperçut qu’elle était aussi intelligente, amusante et drôle, sérieuse aussi dans son travail, n’hésitant pas à s’investir à fond dans le groupe. Pas bêcheuse et se préoccupant de tous. Elle apportait souvent des pâtisseries qu’elle avait faite elle-même. Se n’était pas toujours des réussites mais, l’intention y était. Mais, ce qu’appréciait Gin par-dessus tout finalement en faisant le compte des qualités, c’était qu’elle savait respecter le silence de chacun. Combien de fois, avait-il dit à Rangiku de la mettre en sourdine alors qu’il avait des idées en tête ?

 

Gin se figea. Ses pensées n’étaient pas les bonnes. Que lui arrivait-il ? Il considérait seulement Emie comme une bonne amie… rien de plus, rien de moins. Enfin… c’est ce qu’il croyait. Ses mains tremblèrent légèrement. Une ride soucieuse traversa son front. Il avait cru vivre comme Ichigo et Kukkaku une sorte de complicité d’amitié, amoureuse platonique sans conséquence… Depuis quand était-il tombé amoureux à ce point ? Cela ne pouvait pas être possible… Il connaissait Rangiku depuis si longtemps… Que s’était-il passé dans sa tête ? Comment allait-il affronter sa compagne depuis bientôt dix-sept ans ? Son regard bleu se posa sur le mobilier urbain sans le voir, sans voir les passants qui grouillait autour de lui. Toujours sous le choc de la découverte, il rencontra le regard peu expressif d’Ashito.

 

Ce dernier s’avança et l’autre guitariste du groupe demanda

 

« Te serais-tu aperçu enfin de tes sentiments ?

—     Tu le savais ? » Demanda d’une voix éteinte Gin.

—     C’est aussi évident que le nez au milieu de la figure. Jin, Soi Fong et moi avions parié sur le temps que tu mettrais pour t’en rendre compte. Elle a gagné…

—     Mais… mais, je ne peux pas ! » S’exclama le compositeur perdu.

—     C’est tout à fait possible… ce n’est pas la tête qui commande Gin !

—     Je suis censé faire quoi là ?

—     J’n’en sais rien… Je ne suis pas à ta place… En tout cas, la petite semble aussi en pincer pour toi ! Mais, Rangiku aussi t’aime… » Fit d’une voix pensive Ashito.

 

Gin fronça les sourcils et balaya la rue du regard. Son regard rencontra l’enseigne du magasin de musique. Il murmura voulant sortir du carcan qui l’étouffait depuis quelques minutes.

 

« Bon.. et si on allait s’acheter notre nouveau matériel…

—     Hai ! »

 

Les deux hommes quittèrent le trottoir pour se diriger vers l’établissement de musique. La conversation roula sur la musique. Ashito fit comme Gin, il mit le sujet de côté. Après tout ce n’était pas son problème.

 

°°0°0°°

 

Ichigo rejoignit Shinji qui l’attendait dans le hall d’entrée. Ce soir, ils se rendaient à une soirée mondaine où, Shiro et le groupe se produirait pour présenter deux morceaux de leur nouvel album. Un sourire éclaira les lèvres peintes de Shiro.

 

« Tu es séduisant Shinji… 

—     Je suis toujours en costume… » Marmonna Shinji touché par le regard admiratif de sa moitié.

—     Celui-ci te donne une classe supplémentaire ! » Affirma le musicien très sérieusement.

 

Dans son costume clair griffé, Hirako qui avait abandonné ses habituelles mimiques, était séduisant. Une classe innée entourait sa silhouette svelte. Ichigo le prit brutalement dans ses bras et Shinji protesta.

 

« Tu vas me décoiffer !

—     Tes cheveux sont tellement doux… » Chuchota le bassiste

 

Ichigo laissa ses mains caresser le carré impeccable de son amant. Shinji du calmer son cœur et n’avait plus envie d’aller à cette soirée. Il avait promis à Ichigo d’y aller alors, il ferait avec. Il soupira et déclara à contrecœur.

 

« Il est l’heure d’y aller… tu vas être en retard…

—     Cela ferait longtemps que cela ne m’étais pas arrivée… Souriait toujours Ichigo.

—     C’est vrai… Tu t’es drôlement amélioré… et tu ne rentres plus si tard à la maison… » Rétorqua avec satisfaction Hirako.

—     C’est grâce à toi… Répondit Ichigo moqueur.

—     Allez… ou tu vas perdre le peu de crédit que je t’ai donné… »

 

Les deux hommes gagnèrent leur véhicule. Shinji fit démarrer la voiture, Shiro sa moto. Ils ne pouvaient pas se montrer ensemble. C’était le prix à payer pour la tranquillité d’Hirako. Ichigo regretta cet état de fait. Combien de fois, aurait-il aimé se promener librement avec Shinji ? Mais, c’était impossible… Le musicien tourna la manette des gaz et appuya sur l’accélérateur, démarrant en trombe quelques secondes plus tard.

 

°°0°0°°

 

Shinji déambula dans la pièce. Il avait salué Kyouraku et avait discuté brièvement avec lui. Il reconnu des anciennes connaissances de l’université, et d’autres rencontrer dans les écoles privés qu’il fréquentait auparavant. Il constata que ses relations tendu autrefois, était tout à fait agréable voir très constructive. Comme si l’âge de la maturité détruisait certaines barrières impossibles à briser à l’adolescence.

 

°°0°0°°

 

Amagai donna sa veste au vestiaire. Il traversa la pièce et rejoignit quelques unes de ses connaissances. Il avait toujours ses entrées à certaines soirées mondaines. Cela lui permettait en autres de garder des contacts intéressants et de connaître les derniers potins qui seraient susceptibles de lui être utile.

 

Son regard se porta sur la scène qui avait été aménagé dans l’immense salle de réception. Son patron devrait se produire le soir même. La colère couvait en lui. Il détestait cordialement Kurosaki… avec sa gentillesse et cette espère d’aura d’innocence qui circulait autour de lui. Pour lui, tout ça c’était du flan ! Il avait bien une face caché comme tout le monde mais, il était trop hypocrite pour le montrer.

 

Amagai reconnu le compagnon de son patron. Ce dernier discutait avec quelques nobles dont lui n’avait jamais réussit ne serait-ce qu’à s’approcher. Comment un type comme lui pouvait-il connaître un gotha pareil ? L’attention d’Amagai fut attirée brutalement par l’arrivée de Kuchiki Byakuya dans le groupe où se trouvait Hirako.

 

Ce petit professeur connaissait aussi un noble pareil ? Kuchiki était le plus difficile à approcher. Sa position était si élevé qu’il était presque aussi inabordable que l’était l’empereur. Pourtant, il se tenait là à côté d’Hirako qui lui semblait plus crispé soudainement. Les autres nobles paraissaient quand à eux, se dresser sur leurs ergots en approchant et en discutant avec Kuchiki.

 

Amagai ne cessait de poser un regard sur le visage d’Hirako et sur le noble. Quelque chose clochait mais, il n’aurait su dire quoi… Il se décida à suivre les deux hommes un peu durant la soirée. Peut-être allait découvrir quelque chose d’exaltant ?

 

°°0°0°°

 

Shinji tenta un repli stratégique. Il ne laisserait pas Byakuya lui gâcher sa soirée. Avec une maitrise de lui-même et un certain naturel, Shinji passa de groupe en groupe et se montra extrêmement mondain. Et à sa grande colère, il vit que Byakuya le suivait à chaque pas. Exaspéré, il se tourna vers le noble et siffla entre ses dents.

 

« Tu as finit de me coller ?

—     Je ne colle absolument en rien. Il se trouve que nous avons les mêmes connaissances…

—     Alors pourquoi tu ne prendrais pas l’autre côté de la salle en évitant soigneusement de me rencontrer ? Suggéra narquois le blond.

—     Ah… fit une voix amicale derrière eux. Vous êtes encore fourré ensemble ? Vous ne changez pas depuis le lycée ! »

 

Les deux hommes se tournèrent vers Omaeda. Shinji soupira exaspéré… Le type même à ne pas rencontrer lors d’une soirée. En dehors du fait qu’il soit énorme, il avait un esprit aussi lourd que son corps.

 

« À ce qu’il paraît t’es une sommité en ingénierie Hirako…

—      Qui l’aurait cru ? Ironisa le blond.

—     Pas moi en tout cas ! » Eclata de rire le noble en avalant quelques toasts au passage d’un serveur.

—     C’est sûr qu’il n’a jamais fallu trop t’en demander ! »

 

Shinji quitta la pièce très énervé. Il fonça droit devant sans vraiment faire attention où il se dirigeait. Déjà Byakuya lui tapait sur les nerfs mais, aussi ce genre de type qui lui avait pourrit la vie quelques années auparavant. Il n’avait aucune envie de se donner en spectacle. En songeant à cela, Shinji s’arrêta dans sa retraite en plein milieu d’un couloir. Ichigo allait se produire sur scène, il ne pouvait pas quitter les lieux ! Il observa tout autour de lui et s’aperçut qu’il s’était éloigné de la soirée. Il jura entre ses dents et allait faire demi-tour quand il se trouva nez à nez avec… Byakuya Kuchiki.

 

« Comme c’est aimable à toi de me faciliter le travail !

—     Pardon ? »

 

Baykuya fit glisser deus doigts sous le menton d’Hirako en le fixant droit dans les yeux. Shinji déglutit et se recula, comme s’il avait été brûlé.

 

« Ne me touche pas ?

—     Parce que je te fais encore de l’effet ?

—     Ne raconte pas n’importe quoi… je dois retourner à la soirée parce que…

—     Ton amant va jouer sur scène ? »

 

Shinji se figea sur place. Il tourna son visage dont les yeux ébahis se posèrent sur le noble. Byakuya savoura sa petite surprise. Il n’appréciait pas beaucoup ses propres méthodes mais, à l’amour comme à la guerre… tous les coups étaient permis !

 

« Tu te demandes comment je peux connaître l’identité de ton amant ? C’est simple… j’ai fait ma petite enquête. Soit dit en passant, se fut très compliqué pour avoir l’information… je lui tire mon chapeau… Si Shunsui n’était pas mon cousin, je ne l’aurais jamais découvert. »

 

Byakuya s’était approché et Shinji reculait jusqu’à ce qu’il soit bloqué par le mur derrière lui. Acculé le blond fronça les sourcils et sentit la colère monter en lui. A quoi jouait le noble ?

 

« Et maintenant que tu détiens cette information… tu comptes en faire quoi ?

—     Le délivrer à la presse par exemple… » Répondit Byakuya très sereinement.

 

Il voulu caresser le visage de Shinji mais, ce dernier repoussa violemment la main du noble. Byakuya fronça légèrement les sourcils. Il ne se départit pas de son calme et un léger sourire effleura ses lèvres.

 

« Bien sûr… je pourrai me montrer coopératif…

—     Me ferais-tu du chantage ? » Suggéra mi-figue, mi-raisin le chercheur.

 

Shinji en avait les jambes coupées. Byakuya a qui personne ne résistait. Le prédateur insoupçonnable derrière ses bonnes manières polissez… Hirako, lui, le connaissait. Son cœur se mit à cogner furieusement dans sa poitrine. Il savait pertinemment qu’elle serait les prochaines paroles de Byakuya qui s’approchait lentement vers lui, avec se même air impassible. Les lèvres de l’homme caressèrent son lobe d’oreille et le chuchotement de la voix grave murmura

 

« A moins que nous ne puissions trouver un petit arrangement entre amis ? »

 

 L'écho lointain de la voix d'Ichigo, raisonna comme un appel pour Shinji.

Par jijisub - Communauté : World Boy's Love
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